D’après wiki, la publicité c’est :
« une forme de communication, dont le but est de fixer l'attention de sa cible sur un objet consommable, et de l'inciter à adopter un comportement déterminé vis-à-vis de ce dernier. »
But, le juste prix ! Qui n’a pas en tête de temps à autre un bon vieux slogan publicitaire dans la tête. C’est bien, c’est beau, c’est moche ! Si ces vers ne vous évoquent rien, vous
êtes épargnés, sinon, vous faites bel et bien partie de la liste longue, très longue liste des intoxiqués de la pub.
Certaines fois, le monde me résonne comme une somme de sommations à la con-sommation. Elle est partout. Pourquoi la publicité me gène, m’agace, m’énerve, m’inquiète, me révolte… en voici quelques unes des raisons.
Deux trois chiffres pour rigoler :
-chaque français est en moyenne soumis chaque jour à environs 800 messages publicitaires : télé, affiches, radio, ainsi que contact avec autrui (port de vêtement de marque et
discussions sur des sujets... dont parle la publicité). (wiki)
-3h45 de télévision par jour, la moyenne française.
-A 60 ans, le français moyen aura passé 12 ans de sa vie diurne devant la télé
-Plus de 8 millions de spectateurs devant TF1 au Prime Time, la chaine qui vend « du temps de cerveau
humain disponible à Coca-Cola », dixit Monsieur le Directeur.
Petite argumentation :
-On ne choisit pas la publicité, on la subit. Elle s’impose. Le rapport de force est inégal. Peu de moyen de rétroaction. Pour ce qui est des organismes chargés de la
contrôler :
« En effet, le JEP (en Belgique) est un organe d’autodiscipline qui a été crée il y a plus de 30 ans par le Conseil de la publicité (1974). Comme c’est le cas dans la plupart des pays européens il s’agit d’autocontrôle ; étant composé d’annonceurs (140), d’agences de publicité (160) et médias (125) c’est à dire ; éditeurs de presse quotidienne, hebdomadaire et périodiques (financés par la publicité), station de télévision/radio (idem), entreprise d’affichage, société de distribution de films publicitaires. »
« L’objectif du JEP n’est autre que de « promouvoir la publicité comme facteur d’expansion économique et social » (Conseil de la consommation, Avis sur la réforme du JEP, le 18 mai 2006), soit faire de la « pub pour la pub » et se protéger. »
R.A.P. (Résistance à l’agression publicitaire – http://www.antipub.be)
Ceux qui la produisent la contrôle, c’est pratique, et ça évite trop d’emmerdes.
-La publicité pollue visuellement : Plus de la moitié des panneaux publicitaires sont illégaux en France. Voir l’association Paysages de France. Dévalez dans les
artères de métro à Paris ou Lille par exemple, et l’expression matraquage publicitaire prend tout son sens. Sans compter les pubs télévisés entre les programmes, les pubs Internet…
-La publicité pollue concrètement : du gaspillage à grande échelle... les prospectus dans les boîtes aux lettres, les tracts..
-La publicité s’insinue dans nos cochlées. A la radio dans les transports en commun, les centres commerciaux. Les musiques de spots télévisés sont conçues pour s’inscrire facilement, efficacement, et durablement dans nos mémoires.
-La publicité pollue nos consciences. Elle nous détourne de la réalité. Elle repose sur des stéréotypes.
-La publicité ment et manipule. Elle donne des ordres « Achetez », « Consommez » !! Elle joue sur nos frustrations et nos désirs les plus primaires pour les détourner vers l’acte de consommation. Pourquoi voit-on des femmes déshabillées partout dans les rues ?
Elle cache des informations et essaye de faire passer ses messages pour des vérités. A voir la dernière campagne d’Electrabel (énorme budget), qui nous sous-entend que l’énergie qu’elle nous vend est « verte », « propre ». On peut notamment y voir des éoliennes, un grand pré vert... Les 2/3 de la production proviennent du nucléaire.
-La publicité crée des besoins inutiles.
-La publicité sert une idéologie, celle de la croissance infinie sur une terre, qui elle, a ses limites. Celle de l’apologie du fric. De la société de consommation. Du toujours plus. L’économie devrait être un moyen et non pas une fin en soi. Les problèmes sociaux et écologiques en sont les conséquences. Problème est un bien petit mot.
La publicité a bien plus d’impact que l’on ne croit généralement sur nos subconscients, notre culture, notre société il est temps d’en prendre conscience. On devrait
former les jeunes générations, les plus touchées, à décrypter les médias pour mieux s’en protéger et se forger un esprit critique.
Quelques associations d’où sont tirés quelques informations :
-RAP : Résistance à l’agression publicitaire (Lyon, Bruxelles)
-Casseurs de Pub : http://www.casseursdepub.org/
-Paysages de France : http://paysagesdefrance.org/
-Les renseignements généreux, notamment une très bonne brochure sur la pub
Palabres