Vendredi 28 mars 2008
Subject: La police toujours aux portes de la fac...

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Depuis plus d'un mois, des forces de police sont régulièrement déployées aux portes de l'université. Dans un communiqué interne, la présidence a expliqué que ce dispositif faisait suite aux agressions qui ont eu lieu aux portes de l'université. Nous avons toutefois eu l'occasion de constater que la police a réalisé des contrôles d'identité, et que ces contrôles se sont tous fait au faciès, c'est-à-dire en fonction de la couleur de la peau. Il est inacceptable que la sécurité des étudiant-es et du personnel soit ainsi instrumentalisé e par la police afin de mieux remplir les quotas d'expulsion fixés. Lorsque nous avons interrogé l'administration au sujet de ces controles, les réponses ont pu varier. On nous a d'abord dit qu'il n'avait en aucun cas été question que les policiers fassent des contrôles d'identité, puis plus tard on nous a expliqué que ce type de contrôle était normal dans le cadre de la mission de sécurisation effectuée par les policiers...

Plus d'un mois après, cette présence policière se maintient. Si l'on peut s'intéroger sur l'éfficacité de ce dispositif face aux agressions, celui-ci n'est par contre pas sans conséquences. Il représente non seulement un grave danger pour les étudiantes sans papiers - Une personne défendue par le rusf a failli être interpellée lors de contrôles au faciès devant l'université - mais surtout, cette présence policière interdit l'accès aux locaux à tous étudiants et toutes les étudiantes sans papiers, à cause de la peur d'être controlé-e, et ce depuis plus d'un mois... On ne peut pas accepter que cette situation devienne banale. Il nous semble normal que la communauté universitaire soit informée et débate des tenants et des aboutissants du dispositif policier déployé aux portes de l'université. Le rusf demande qu'un point soit mis à l'ordre du jour du prochain conseil d'administration et qu'une délégation soit reçue au sein de celui-ci, afin qu'une position officielle sur cette question soit prise.


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Réseau Universités Sans Frontières Toulouse Mirail


rusf.mirail@ no-log.org
http://www.rusftoulouse.info
par Ech0L0giK publié dans : Echos logiques
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Mercredi 26 mars 2008

NON A L’ACHARNEMENT CONTRE LA FAMILLE GRIGORIAN DE MONTELIMAR

 

 

Attention ! Léo Grigorian, âgé de 5 jours (oui 5 JOURS !) , et ses deux frères de 3 ans et demi et 2 ans et demi , sont de dangereux récidivistes d’occupation du territoire français... Le préfet de la Drôme oblige leurs parents azerbaïdjanais à quitter la France.

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INQUALIFIABLE !

 

L’acharnement sur la famille Grigorian* avec leurs 3 enfants Robert 3 ans et demi, David 2 ans et demi, et Léo agé 5 JOURS est une honte !

 

Après une OQTF** reçue en décembre 2007, la famille Grigorian a été enfermée 2 jours en février en CRA à Nîmes avec un de ses enfants (de 2 ans) et la maman enceinte de 8 mois. Suite à différentes démarches avec leur avocate, une certaine sérénité semblait être revenue : la naissance de leur troisième enfant est intervenue normalement, dans de bonnes conditions.

 

Et Mardi 18 mars, - 2 jours après la naissance de Léo - la famille Grigorian reçoit un courrier de la préfecture demandant qu’elle se présente vendredi 21 à 14 h 30 avec un certain nombre de documents. Il est écrit sur ce courrier :" Si vous ne vous présentez pas à cette convocation vous recevrez une OQTF". Donc beaucoup d’espoir pour la famille Grigorian... s’il se présentent avec ces papiers.

Et ils les ont !

 

Ainsi le 21 mars ils se présentent confiants, avec les papiers demandés, à la préfecture de Valence, accompagnés de leur parrain, Marcel Magnon, ex-conseiller municipal de Montélimar.

 

Mais là, le scénario qui se joue n’est pas celui espéré ! Les fonctionnaires des services préfectoraux, écartent le parrain de la rencontre, puis remettent à la famille Grigorian une nouvelle OQTF.

 

Ignoble stratégie !

 

 

- Comment des fonctionnaires préfectoraux osent-il instruire – pour la seconde fois - un dossier pour renvoyer cette famille en Azerbaïdjan où elle risque sa vie ?

 

- Comment un préfet de la République, ose-t-il signer une OQTF dans ces conditions, 5 jours après la naissance du 3ème enfant de la famille ?

 

Nous ne sommes plus seulement dans la stricte application de la loi – la punition d’un délit de séjour en situation irrégulière, par ailleurs parfaitement contestable au vu du dossier – mais dans une situation tragique où des hommes et des femmes se prévalant de leur place dans un système administratif, jouent avec la vie d’autres hommes femmes et enfants.

 

- Ces fonctionnaires, ce préfet de la république, ont-ils eu au cours de leurs études, un enseignement et une réflexion sur les concepts de liberté, d’égalité et de fraternité, dont ils sont chargés de l’application dans la position professionnelle qu’ils occupent ?

 

- Savent-ils voir, entendre, comprendre ce qu’est la vie réelle d’une femme, d’un homme et de leurs enfants quand on prend la peine de relever les yeux des textes réglementaires et de voir en face cette femme, cet homme et ces enfants et non un dossier numéroté ?

 

- Quelqu’un à la préfecture de Valence aurait-il détecté chez le jeune Léo (5 jours) et ses frères un gène de délinquance précoce, de voyou ou de racaille, de terroristes en puissance menaçant la sécurité de nos concitoyens ?

 

- On peut aussi pointer l’irresponsabilité de cette  mesure puisque les Grigorian ne peuvent pas retourner en Azerbaïdjan (ce pays ne reconnaissant plus ses ressortissants qui ont quitté le pays ), qu’ils n’ont pas de passeport et aucun endroit où aller. Il s’agit d’une famille apatride. Alors quelle est la logique ? Veut-on alimenter le lot des clandestins en France ?

 

Non, Monsieur le préfet de la Drôme, vous qui après le travail de vos fonctionnaires, prenez la responsabilité personnelle de signer une OQTF, vous n’êtes pas digne de représenter la république française et les valeurs dont elle est porteuse.

 

Votre signature bafoue ces valeurs, nous fait honte, quelles que soient nos convictions, et met une fois de plus une famille humaine dans une situation invivable.

 

Vous devez annuler cette OQTF et accorder un titre de séjour à la famille Grigorian.

 

·          La famille Grigorian est composée de : Vahan, le père, âgé de 31 ans, Anna, la mère, âgée de 25 ans, Robert, 3 ans et demi, David, 2 ans et demi et Léo, né le 16 mars dernier.

Il faut aussi ajouter Vartan, frère de Vahan, âgé de 22 ans.

     

      ** OQTF : Obligation de Quitter le Territoire Français

 

      On peut ajouter que les deux frères Grigorian ont des promesses sérieuses d’embauches et pourraient donc subvenir immédiatement à leurs besoins par le travail au lieu de se trouver à la charge de la nation française comme c’est le cas actuellement !

      En effet, arrivée en France le 11 juillet 2 004, la famille a été placée dans différents Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile, a reçu une première OQTF en novembre 2 007, et est actuellement hébergée en chambre d’hôtel à Valence !

 

      D’autres informations sont disponibles sur le site internet de RESF ( Réseau Education Sans Frontières)

 
http://www.educationsansfrontieres.org

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Reçu par mail.

 

 

 

par Ech0L0giK publié dans : Coup de tronche!
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Mardi 25 mars 2008
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En allant au cinéma voir "A bord du Darjeeling Limited" (que je vous conseille), je tombe sur un petit papelard qui est le suivant :



"Chers spectateurs,

Alors que la prestigieues cérémonie des César fête le cinéma le 22 février, les cinémas indépendants se mobilisent pour leur avenir.

Nous apprenons avec inquiétude des baisses significatives des subventions destinées à l'action culturelle cinématographique. A court terme, ce sont les crédits déconcentrés des Directions régionales des affaires culturelles destinés aux festivals et aux associations de cinéma et d'éducation à l'image qui seront supprimés.

Dans le même temps, certains circuits multiplient les attaques uridiques et médiatiques à l'encontre de cinémas Art & Essais indépendants.

Face à ses division inopportunes, les pouvoirs publics se sont peu manifestés.

Les salles de proximités participent à la diversité culturelle et à l'aménagement du territoire. Nous craignons que ne soit développé une politique qui privilégie certains circuits et de ce fait certains territoires.

Nous croiganons que dans un avenir proche de nombreux cinémas indépendants ne disparaissent, privés du soutien nécessaire à une action culturelle de proximité.

PAr cette mobilisation exceptionnel, nous souhaitons alerter à la fois
- les pouvoirs publics
- les élus,
- les médias,
- l'ensemble de la profession
- et les spectateurs,
sur la nécessité du maintien d'une politique de soutien à l'ensemble des cinémas.

Le cinéma, qui demeure la première sortie culturelle des français, est indispensable à la vitalité et à la cohésion sociale des communes.

L'équipe de votre cinéma,

Pétition nationale disponible sur : http://cinema-diversité-culturelle.blogspot.com

 Où s'arretera-t-il?
par Ech0L0giK publié dans : Coup de tronche!
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Lundi 24 mars 2008
Les publicités pour voitures sur transports en commun ne sont pas un paradoxe pour les responsables de la STIB.

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Voici une plainte déposé sous l'impulsion de l'association RAP (www.antipub.be), que je vous invite à envoyer par courrier vous aussi, et sa réponse.

La plainte :

"Madame, Monsieur,

 

En tant qu’usager régulier de/abonné à vos services, je voudrais vous faire part de mes doléances en matière d’envahissement publicitaire, et ce à deux niveaux.

 

Primo, à un niveau politique et symbolique. À l’heure des changements climatiques et de la crise énergétique qui s’annonce, il est inconvenant et irresponsable de la part de la STIB de relayer de la publicité pour des modes de transport polluants (voitures, avions). Sans compter qu’elle se tire une balle dans le pied, puisque cela est économiquement contre-productif pour elle à terme. De plus, ne pensez-vous pas que ces pubs sont en contradiction avec les messages d’intérêts généraux à caractère écologique que vous diffusez via les ours et les pingouins ?

 

Secundo, à un niveau pratique et individuel. Prenant souvent le tram et le bus, je suis irrité(e) et consterné(e) de voir certains d’entre eux transformés intégralement en support publicitaire. Outre le fait que les passagers se retrouvent pris contre leur gré dans un certain dispositif de communication, il arrive qu’ils ratent leur arrêt, faute d’avoir une vue dégagée de la voie, les vitres aussi étant mises à contribution. Un comble ! Les intérêts des annonceurs seraient-ils prioritaires face à ceux des citoyens ?

 

En espérant que vous prendrez en considération ces remarques et dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur, mes salutations citoyennes et vigilantes."


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La réponse :

"Nous vous remercions de nous avoir fait part de vos commentaires et observations, texte dont nous avons déjà eu connaissance par ailleurs, à propos de la thématique publicitaire sur nos véhicules. Il convient de savoir que la publicité sur les trams et les bus circulant dans notre capitale est aussi ancienne que l’institution du transport public elle-même.

La publicité sur l'ensemble de nos supports (véhicules, stations, panneaux de grandes dimensions sur des terrains nos appartenant) a été confiée à la société Metrabus (groupe Clear Channel) qui gère pour nous la location de nos espaces.

Les recettes que la STIB en retire (environ 2% de l’ensemble des recettes du trafic) sont globalement affectées aux objectifs fixés par les organes de gestion de notre société, sans qu’il y ait à cet égard de liaison directe entre les recettes publicitaires et l'une ou l'autre des priorités désignées par notre Direction générale.
Pour ce qui est des thèmes publicitaires abordés, notre comité de direction a exclu d'office les thèmes politiques et, en général tout ce qui pourrait être considéré comme choquant pour la population, contraire aux bonnes moeurs ou portant atteinte à l'ordre public.

En fait, la STIB admet sur ses supports des publicités relatives à différents produits, dont certains font l'objet d'une acceptation sociale variable, parfois perçus comme néfastes à la santé comme des sucreries ou des boissons gazeuses, ou d'acceptation courante évoluant vers d'autres perceptions, esthétiques par exemple.
C'est la raison pour laquelle la STIB dispose, en tant qu'exploitant du réseau bruxellois de transport en commun, d'un droit discrétionnaire l'autorisant à refuser les messages ou les images publicitaires qu'elle jugerait incompatibles avec l'ensemble des critères évoqués.

En ce qui concerne la vente de produits de consommation de masse comme la voiture, la STIB est consciente que certains groupes de pression y voient une atteinte à leur conception du monde, d'autres absolument pas.  Dans ce contexte, la STIB tente toujours de trouver un équilibre entre ces diverses conceptions.  Son  souci d'augmenter ses revenus autonomes ne doit cependant céder à aucune intimidation intellectuelle, quelle que soit son origine, d'autant que notre refus éventuel d'un message n'empêcherait en rien sa diffusion sur d'autres supports.

La STIB permet des publicités de courte durée concernant des voitures même de petites dimensions comportant toujours une référence à un point de vente réel ou virtuel. Nous sommes conscients que cette pratique ne comble pas entièrement toutes les attentes ou perceptions sociales de tous les groupes existants dans la région de Bruxelles ou ailleurs.

Par ailleurs, il faut reconnaître que la STIB est plutôt indifférente aux marques de petites voitures publicisées pour autant que ces dernières occupent éventuellement un espace de stationnement dans un parking incitatif et que leurs propriétaires deviennent des clients du transport public. Négliger cette réalité serait, à notre avis, un manque de discernement au sein d'une collectivité aux intérêts variés s'activant dans un contexte évolutif de complémentarité.
Signalons aussi qu’une proportion de 10% du parc de nos véhicules est susceptible d’être habillée de messages publicitaires intégraux et que ce pourcentage n’a jusqu’à présent jamais été atteint.

Voilà maintenant plus d'une vingtaine d'années que des bus et des trams publicitaires intégraux circulent sur notre réseau, sans pour autant être détournés de leur fonction première.

Nous transmettons également votre courrier au gestionnaire STIB responsable qui pourra en tirer tous les enseignements.

Cordialement,
Daniel VAN BOECKEL
Relations Clientèle"


 

Par quoi a été remplacé le bon sens?


Par la logique de profit.

 


 

 

 

 


par Ech0L0giK publié dans : Coup de tronche!
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