"L'environnement c'est ce qui reste de la nature quand on l'a détruit"
Lundi 19 novembre 2007
Sans commentaire, je vous laisse déguster. Vu dans le Métro, journal gratuit distribué dans la région bruxelloise :


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Brad et Angelina ont leur île

DUBAI. Brad Pitt et Angelina Jolie ont acheté une île dans un archipel articficiel construit au large de Dubaï, selon le quotidien 'Emirates Today'. L'île, aux contours de l'Ethiopie, fait partie d'un méga projet immobilier de 300 îles baptisé "Le Monde" encore en construction. Le couple veut utiliser cette île comme un lieu d'exposition sur les questions environnementales pour encourager les gens à vivre plus écologiquement. Les acteurs auront notamment pour voisins le rmilliardaire Richard Branson et le chanteur Rod Stewart, qui ont déjà acheté une partie du "Monde". Les prix desîles varients de €4.2 millions à €25 millions. Elles mesureront entre 11.148 et 41.806 m², et seront séparées les unes des autres d'environ 100 mètres.

On peut clairement se demander où est l'écologie dans l'acte d'acheter une île qui fait partie d'un méga projet immobilier où les ouvriers travaillent dans des conditions digne des temps pharaoniques. L'idéologie du toujours plus à son apogée.
Dimanche 14 octobre 2007
Grenelle...: Grrrr!
 
 - [Information exclusive - 12 oct. 07] : Agir pour l'Environnement vous
présente dès aujourd'hui les résultats du Grenelle de l'environnement
www.legrenelle-environnement.tv
Paris, le 12 octobre 07 :

"Agir pour l'Environnement apprend avec surprise que les dates du grand raout final du Grenelle de l'environnement fixées aux 24 et 25 octobre seraient suivies d'une présentation officielle des conclusions le 15 décembre. Ce laps de temps sera sans doute mis à profit par les pouvoirs publics pour revisiter les conclusions des négociations en
les adaptant aux demandes des différents lobbies. Cette nouvelleannonce illustre à merveille la face cachée du Grenelle de l'environnement, qui à l'approche de la date ultime, tend à imposer à la société civile, une méthode que seuls les organisateurs dudit Grenelle ont validé.

Il est pour le moins stupéfiant qu'à moins de dix jours de la dernière phase du Grenelle de l'environnement, le ministère de l'Ecologie en soit encore à définir le cadre de la discussion en repoussant sine die de plusieurs semaines les dates ultimes du Grenelle, excluant au passage les ONG du débat final ! De nouveau, l'absence de méthode précise permet au Gouvernement de ballader les associations en leur cachant le véritable objectif du Grenelle de l'environnement.

Cette volonté de repousser encore et toujours le moment où il faudra passer des gesticulations médiatiques aux actes et décisions est révélateur de la peur panique qui saisit actuellement le mininstre de l'Ecologie. Face aux cris des multiples lobbies, l'Etat semble vouloir se donner du temps pour produire un consensus moux, fruit d'un nivellement par le bas des propositions associatives.

Le Grenelle de l'environnement s'achemine progressivement vers l'adoption demesurettes inaudores, sans saveur et indolores. Parce qu'Agir pourl'Environnement ne croit plus au Père Noël, même lorsque son arrivée est prévue le 15 décembre et afin d'éviter un suspensus insoutenable et un travail inutile, Agir pour l'Environnement révèle en exclusivité les 15 programmes qui seront annoncés le 15 décembre par le Gouvernement :

- Un moratoire sur les OGM durant la période où les OGM ne sont pas cultivés

- Une interdiction de l'utilisation de lampes classiques entre 2h et 3h du matin

- Une charte qui n'engage que celles et ceux qui y croient encadrant fictivement le contenu des publicités

- L'adoption d'un malus frappant les véhicules rejettant plus de 750 grammes de C02 par km

- Une diminution de 10 km/h des vitesses autorisés. sur les voies navigables

- Une loi interdisant le sursursuremballage et les vieux incinérateurs mais autorisant la construction de nouvelles unités de valorisation énergétique

- Une diminution de l'utilisation des pesticides dans le cadre d'un grand plan de promotion de l'agriculture raisonnée

- Une TVA à taux réduit pour les produits écologiques (proposée et immédiatement refusée au niveau communautaire)

- Une application de la LOTI de 1981 privilégiant le rail à la route. sauf lorsque les élus locaux réclament le contraire

- Le construction de l'EPR et de sa ligne à très haute tension et ce quoi qu'il arrive

- Un double étiquettage CO2 permettant à la grande distribution de se donner bonne conscience tout en continuant massivement à promouvoir les produitsantiécologiques

- L'organisation d'un Grenelle de l'environnement

- L'application des directives européennes

- L'obligation faite aux industriels de peindre leur logo en vert

- Supprmier le principe de précaution (parce que c'est mal) grâce à une croissance durable (parce que c'est bien)


Pour Stéphen Kerckhove, Délégué général d'Agir pour l'Environnement, «le Grenelle de l'environnement tend à se transformer en un simulacre de négociation dont la vocation première est d'orchestrer un gigantesque "greenwaching" du pouvoir en place ». Agir pour l'Environnement souhaite que le Grenelle de l'environnement se termine par de véritables négociations et que ces négociations aient lieu en présence des acteurs associatifs et en date des 24 et 25 octobre."

C'est pas gagné...
Lundi 1 octobre 2007


[www.altermonde-sans-frontiere.com - 22 sept. 07] 

Les biocarburants
plus
nocifs que le pétrole...
 
selon une étude de l'OCDE

"Un rapport publié, la semaine dernière, par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) révèle que les biocarburants auraient en fait des impacts plus importants sur l'environnement que le problème auquel il tente de répondre.

 

Les biocarburants, souvent perçus comme la solution ultime aux problèmes de dépendance énergétique, une nouvelle source de revenus pour les agriculteurs et une aide précieuse dans le combat contre les gaz à effet de serre, pourraient en fait être extrêmement nocifs pour l'environnement et créer une augmentation significative des prix des aliments. Le rapport arrive un an après la sortie publique contre l'éthanol de l'un des plus grands botanistes de la planète, Peter Crane, alors directeur du Jardin botanique britanique (voir Ethanol =

Mauvais).

 

« La poussée actuelle pour le développement des biocarburants crée des tensions non-durables qui vont déstabiliser les marchés sans pour autant créer de bénéfices significatifs pour l'environnement », affirme le rapport cité par l'agence de presse Reuters.

 

« Lorsque l'acidification, l'utilisation de fertilisant, la perte de biodiversité et la toxicité des pesticides agricoles sont pris en considération, l'impact environnemental global de l'éthanol et du biodiesel peut très facilement dépasser ceux du pétrole et du diesel minéral », poursuit le rapport.

 

L'OCDE en appelle donc aux gouvernements pour qu'ils coupent leurs subventions à ce secteur et propose d'encourager plutôt la recherche dans des technologies qui éviteraient de faire compétition à l'usage des terres pour la production alimentaire.

 

Les incitatifs pour encourager la production de biocarburants tels que les réductions de taxe mises en place dans plusieurs régions - dont l'Union Européenne et les États-Unis – pourraient en fait cacher d'autres objectifs que les impératifs environnementaux.

 

Toujours selon Reuters, le rapport affirme que « les politiques encourageant la production de biocarburants apparaissent comme une manière facile de protéger l'agriculture domestique des contrecoups des négociations sur la libéralisation des marchés agricoles ».

 

Le rapport encourage plutôt l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à redoubler d'efforts pour diminuer les barrières économiques face à l'importation de biocarburants. Ceci permettrait aux pays en développement qui possèdent des systèmes écologiques et climatiques plus adaptés à la production de biomasse.

 

Il encourage enfin la promotion d'efforts de réduction de l'utilisation des transports mécaniques nécessitant du pétrole.

 

Rappelons également qu'une étude dirigée par Mark Jacobson, un professeur de génie civil et environnemental de l'Université Stanford, publiée en avril dans la revue Environmental Science and Technology, affirmait que l'impact de l'éthanol sur la qualité de l'air et le smog est équivalent, sinon légèrement pire, que celui du pétrole (voir Santé : Éthanol plus polluant que le pétrole)

 

L'agriculture pourraient s'effondrer d'ici 2080. Presque au même moment que la publication du rapport de l'OCDE, une autre étude dévoilait que le réchauffement climatique pourrait justement faire s'effondrer les systèmes agricoles autour de 2080. L'étude conjointe du Center for Global Development et du Peterson Institute for International Economics de Washington affirme que l'augmentation annuelle des récoltes est en diminution depuis vingt ans alors que la demande devrait tripler d'ici la fin du siècle."

 

Jeudi 20 septembre 2007

Une petite news d'Agir pour l'Environnement au sujet des biocarburants..en suite de l'article sur la bagnole.

"BiblioEcolo - La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants par Fabrice Nicolino
http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/index.php

Les biocarburants sont une formidable trouvaille, mais pour qui ?

Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l’agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd’hui les réservoirs des bagnoles et des camions

Fabrice Nicolino a décidé d’écrire sur le sujet un pamphlet, d’envoyer un coup de poing à ceux qui prétendent que ce bouleversement est une bonne nouvelle, mais aussi aux naïfs qui croient le discours officiel sur ces nouveaux carburants présentés comme «écologiques ». Car la réalité est aux antipodes.


En France, le lobby de l’agriculture industrielle, activement soutenu par l’État, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ».


Ailleurs dans le monde, c’est bien pire. De l’Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser la place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu’il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés permanents, le système industriel préfère donc l’automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim.
Et le comble, c’est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études.

Ce petit livre dévoile une mystification totale. Et dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu’on croit. Car derrière l’automobile individuelle, il y a nous.

En librairie le 3 octobre
Pour en savoir plus sur le livre et son auteur rendez-vous sur le blog de Fabrice Nicolino
http://fabrice-nicolino.com/biocarburants/index.php "

Source : Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°221]  www.agirpourlenvironnement.org


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