"L'environnement c'est ce qui reste de la nature quand on l'a détruit"
Jeudi 10 avril 2008
Paris, le 03 avril 2008 : En pleine Semaine du Développement durable, un syndicat de gestion des déchets des Côtes d’Armor peine à faire afficher sa campagne de prévention des déchets suite aux avis défavorables du Bureau de Vérification de la Publicité. Pour les associations, l’avis défavorable du BVP sur des campagnes de prévention des déchets met en lumière l’absence totale d’indépendance et de lucidité de cet organe d’autorégulation.

Alors que le SMICTOM des Châtelets (Côtes d’Armor) a souhaité mettre en place une campagne d’information sur la prévention des déchets dans le cadre de la Semaine du Développement durable, soutenue par l’ADEME et le Conseil général et répondant aux orientations du Grenelle de l’environnement, le BVP a estimé que les visuels créés peuvent « porter gravement préjudice à des secteurs économiques». En donnant des avis défavorables sur cette campagne pourtant positive et à la démarche soutenue par les pouvoirs publics, le BVP montre une nouvelle fois son incapacité à répondre de façon indépendante aux enjeux environnementaux et de consommation. Les associations constatent que le BVP, laxiste dans son analyse des publicités anti-écologiques, est au contraire très sourcilleux dès que les intérêts bien compris de certains pollueurs sont mis en cause !

Au lendemain d’une rencontre entre le BVP et le ministère de l’écologie afin de signer une charte permettant au BVP d’évoluer vers une autorégulation « concertée », les associations s’inquiètent de l’ambivalence d’un organisme d’autocontrôle qui permet des campagnes pour des produits polluants tout en refusant des campagnes de prévention des déchets, et demandent donc aux pouvoirs publics la mise en place d’une instance de contrôle de la publicité vraiment indépendante des pouvoirs économiques.

From the :

Courriel-hebdo d'Agir pour l'Environnement [n°243]

www.agirpourlenvironnement.org

Vendredi 4 avril 2008
Le sarkozisme est en pleine marche. Savez-vous quel était le quota d'humain comme vous et moi (seule différence, ils n'ont pas de petit papier) à virer pour 2007?

25 000.

Combien ont été déjà expulsé depuis que le roquet est en place, c'est à dire  2002?

100 000.

C'est énorme. Certains policiers en viennent même à se poser des questions, c'est pour dire. Alors évidemment, à ce rythme éprouvant, les injustices sont de mises.

Et certaines personnes essaient de faire quelque chose :




Se marier, vivre en couple et fonder une famille sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les Conventions internationales protectrices des droits de l'homme.


En France pourtant, des milliers de couples mixtes sont privés de ces droits ou doivent, pour y accéder, lever de nombreux obstacles et subir bien des humiliations. En effet, le durcissement continu des lois sur l'immigration et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des étrangers en situation irrégulière mariés ou sur le point de se marier à des français, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage.... 


A l'initiative de la CIMADE, des collectifs de couples mixtes se sont réunis au sein du mouvement des « Amoureux au ban public » pour assurer la défense collective du droit à une vie familiale...



Visitez le site des amoureux au ban public http://amoureuxauban.net
Vendredi 28 mars 2008
Subject: La police toujours aux portes de la fac...

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Depuis plus d'un mois, des forces de police sont régulièrement déployées aux portes de l'université. Dans un communiqué interne, la présidence a expliqué que ce dispositif faisait suite aux agressions qui ont eu lieu aux portes de l'université. Nous avons toutefois eu l'occasion de constater que la police a réalisé des contrôles d'identité, et que ces contrôles se sont tous fait au faciès, c'est-à-dire en fonction de la couleur de la peau. Il est inacceptable que la sécurité des étudiant-es et du personnel soit ainsi instrumentalisé e par la police afin de mieux remplir les quotas d'expulsion fixés. Lorsque nous avons interrogé l'administration au sujet de ces controles, les réponses ont pu varier. On nous a d'abord dit qu'il n'avait en aucun cas été question que les policiers fassent des contrôles d'identité, puis plus tard on nous a expliqué que ce type de contrôle était normal dans le cadre de la mission de sécurisation effectuée par les policiers...

Plus d'un mois après, cette présence policière se maintient. Si l'on peut s'intéroger sur l'éfficacité de ce dispositif face aux agressions, celui-ci n'est par contre pas sans conséquences. Il représente non seulement un grave danger pour les étudiantes sans papiers - Une personne défendue par le rusf a failli être interpellée lors de contrôles au faciès devant l'université - mais surtout, cette présence policière interdit l'accès aux locaux à tous étudiants et toutes les étudiantes sans papiers, à cause de la peur d'être controlé-e, et ce depuis plus d'un mois... On ne peut pas accepter que cette situation devienne banale. Il nous semble normal que la communauté universitaire soit informée et débate des tenants et des aboutissants du dispositif policier déployé aux portes de l'université. Le rusf demande qu'un point soit mis à l'ordre du jour du prochain conseil d'administration et qu'une délégation soit reçue au sein de celui-ci, afin qu'une position officielle sur cette question soit prise.


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Réseau Universités Sans Frontières Toulouse Mirail


rusf.mirail@ no-log.org
http://www.rusftoulouse.info
Mercredi 26 mars 2008

NON A L’ACHARNEMENT CONTRE LA FAMILLE GRIGORIAN DE MONTELIMAR

 

 

Attention ! Léo Grigorian, âgé de 5 jours (oui 5 JOURS !) , et ses deux frères de 3 ans et demi et 2 ans et demi , sont de dangereux récidivistes d’occupation du territoire français... Le préfet de la Drôme oblige leurs parents azerbaïdjanais à quitter la France.

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INQUALIFIABLE !

 

L’acharnement sur la famille Grigorian* avec leurs 3 enfants Robert 3 ans et demi, David 2 ans et demi, et Léo agé 5 JOURS est une honte !

 

Après une OQTF** reçue en décembre 2007, la famille Grigorian a été enfermée 2 jours en février en CRA à Nîmes avec un de ses enfants (de 2 ans) et la maman enceinte de 8 mois. Suite à différentes démarches avec leur avocate, une certaine sérénité semblait être revenue : la naissance de leur troisième enfant est intervenue normalement, dans de bonnes conditions.

 

Et Mardi 18 mars, - 2 jours après la naissance de Léo - la famille Grigorian reçoit un courrier de la préfecture demandant qu’elle se présente vendredi 21 à 14 h 30 avec un certain nombre de documents. Il est écrit sur ce courrier :" Si vous ne vous présentez pas à cette convocation vous recevrez une OQTF". Donc beaucoup d’espoir pour la famille Grigorian... s’il se présentent avec ces papiers.

Et ils les ont !

 

Ainsi le 21 mars ils se présentent confiants, avec les papiers demandés, à la préfecture de Valence, accompagnés de leur parrain, Marcel Magnon, ex-conseiller municipal de Montélimar.

 

Mais là, le scénario qui se joue n’est pas celui espéré ! Les fonctionnaires des services préfectoraux, écartent le parrain de la rencontre, puis remettent à la famille Grigorian une nouvelle OQTF.

 

Ignoble stratégie !

 

 

- Comment des fonctionnaires préfectoraux osent-il instruire – pour la seconde fois - un dossier pour renvoyer cette famille en Azerbaïdjan où elle risque sa vie ?

 

- Comment un préfet de la République, ose-t-il signer une OQTF dans ces conditions, 5 jours après la naissance du 3ème enfant de la famille ?

 

Nous ne sommes plus seulement dans la stricte application de la loi – la punition d’un délit de séjour en situation irrégulière, par ailleurs parfaitement contestable au vu du dossier – mais dans une situation tragique où des hommes et des femmes se prévalant de leur place dans un système administratif, jouent avec la vie d’autres hommes femmes et enfants.

 

- Ces fonctionnaires, ce préfet de la république, ont-ils eu au cours de leurs études, un enseignement et une réflexion sur les concepts de liberté, d’égalité et de fraternité, dont ils sont chargés de l’application dans la position professionnelle qu’ils occupent ?

 

- Savent-ils voir, entendre, comprendre ce qu’est la vie réelle d’une femme, d’un homme et de leurs enfants quand on prend la peine de relever les yeux des textes réglementaires et de voir en face cette femme, cet homme et ces enfants et non un dossier numéroté ?

 

- Quelqu’un à la préfecture de Valence aurait-il détecté chez le jeune Léo (5 jours) et ses frères un gène de délinquance précoce, de voyou ou de racaille, de terroristes en puissance menaçant la sécurité de nos concitoyens ?

 

- On peut aussi pointer l’irresponsabilité de cette  mesure puisque les Grigorian ne peuvent pas retourner en Azerbaïdjan (ce pays ne reconnaissant plus ses ressortissants qui ont quitté le pays ), qu’ils n’ont pas de passeport et aucun endroit où aller. Il s’agit d’une famille apatride. Alors quelle est la logique ? Veut-on alimenter le lot des clandestins en France ?

 

Non, Monsieur le préfet de la Drôme, vous qui après le travail de vos fonctionnaires, prenez la responsabilité personnelle de signer une OQTF, vous n’êtes pas digne de représenter la république française et les valeurs dont elle est porteuse.

 

Votre signature bafoue ces valeurs, nous fait honte, quelles que soient nos convictions, et met une fois de plus une famille humaine dans une situation invivable.

 

Vous devez annuler cette OQTF et accorder un titre de séjour à la famille Grigorian.

 

·          La famille Grigorian est composée de : Vahan, le père, âgé de 31 ans, Anna, la mère, âgée de 25 ans, Robert, 3 ans et demi, David, 2 ans et demi et Léo, né le 16 mars dernier.

Il faut aussi ajouter Vartan, frère de Vahan, âgé de 22 ans.

     

      ** OQTF : Obligation de Quitter le Territoire Français

 

      On peut ajouter que les deux frères Grigorian ont des promesses sérieuses d’embauches et pourraient donc subvenir immédiatement à leurs besoins par le travail au lieu de se trouver à la charge de la nation française comme c’est le cas actuellement !

      En effet, arrivée en France le 11 juillet 2 004, la famille a été placée dans différents Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asile, a reçu une première OQTF en novembre 2 007, et est actuellement hébergée en chambre d’hôtel à Valence !

 

      D’autres informations sont disponibles sur le site internet de RESF ( Réseau Education Sans Frontières)

 
http://www.educationsansfrontieres.org

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Reçu par mail.

 

 

 

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